Le paysage politique québecois

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«Pourquoi la politique?», vous vous demandez peut-être, et bien sûr la politique est parfois mortellement ennuyeuse et n’est pas le sujet auquel vous pensez en premier si vous allez à un autre pays. Mais au Québec tout est différent, la politique inclue.

Les Québécois aiment débattre, surtout en raison de la politique linguistique, l’immigration et l’éducation. Évidement on pourrait dire que, et quelque fois c’est au moins un peu vrai, ces sujets sont des problèmes luxueux et que les Québécois adorent la polémique, peut-être un peu trop. En revanche, si on veut vraiment les comprendre, on devrait comprendre leurs débats et la mentalité dans ces derniers, aussi.

Comme pour les Québecois la politique, surtout les sujets que j’ai mentionnés avant, est une question identitaire, ils la prennent au sérieux. En plus, leur comportement électoral est imprévisible, pas seulement au niveau fédéral, mais aussi au niveau provincial. Par exemple, pendant les trois dernières élections, chaque Premier ministre venait d’un autre parti: 2012 Parti Québécois, 2014 Parti libéral et maintenant c’est le parti CAQ (Coalition Avenir Québec).

Mais qu’est-ce que les partis veulent? Alors, nous allons jeter un regard sur le paysage politique du Québec.

Le parti le plus fort maintenant, avec 75 députés dans l’assemble nationale (le parlement du Québec), est «la Coalition avenir Québec». Ce parti de (centre) droit, qui est vraiment «jeune» (fondé en 2011), veut une politique d’immigration plus sévère, c’est-à-dire il veut diminuer le nombre d’Immigrants de 20%. En outre, le parti veut raffermir l’économie et investir dans le secteur de l’éducation. Enfin, la CAQ soutient une politique du nationalisme Québecois, mais il n’exige pas la séperation.

Si on parle de la séperation, on devra parler du «Parti québecois». Fondé en 1968 par René Levesque, le parti était essentiel pour la création d’une identité québécoise, surtout pour les francophones. Avec la fameuse «loi 101» il a introduit la langue française comme langue officielle du Québec. C’était en 1977. Aujourd’hui le parti suit un cours centre-gauche et social-démocrate, mais l’exigence la plus importante et encore l’indépendance du Québec.

Pour les Québécois qui ne veulent pas la séparation, mais aussi une politique centre-gauche ou au moins pas conservatrice, il existe le «Parti libéral du Québec». Il est un parti fédéraliste, c’est-à-dire qu’il veut que le Québec reste dans le Canada uni. En plus le PLQ suit une politique progressiste et libérale. C’est pourquoi le PLQ est normalement le premier choix pour la majorité des Immigrants, Québécois anglophones et Québécois fédéralistes.

Le quatrième parti représenté actuellement à l’assemble nationale s’appelle «Québec solidaire», un parti gauche et, aussi, indépendantiste. Le QS combat pour une politique de la justice sociale, de l’écologie, du féminisme et pour un mode de scrutin proportionnel. Avec ces objectifs, le QS est le parti le plus à gauche dans le parlement du Québec, mais pas le plus petit. En effet, il y a dix députés du QS à l’assemblée nationale, un de plus que le PQ là -bas.

C’étaient les partis les plus importants, mais de quels sujets ils, et en général les Québécois, discutaient les dernière mois?

Par exemple, il faut qu’on fasse mention de la discussion sur la loi 21. Instaurée en juin 2019 par le CAQ, elle officialise la laïcité dans les institutions de l’état québecois. Toutefois, en réalité, la loi interdit le port de signes religieux aux employés de l’état et aux enseignants du réseau scolaire public. En conséquence les personnes qui pratiquent une religion dans laquelle on porte par exemple un hijab (islam) ou un turban (sikh), ne peuvent pas travailler pour l’état ou comme enseignant. Même si la majorité des Québécois sont d’accord avec la loi, il y a beaucoup de critiques des autres provinces et du gouvernement fédéral, aussi. Mais également, il y a des groupes au Québec qui veulent combattre la loi et dire qu’elle est raciste ou au moins dangereuse pour la société ouverte et libre.

Un autre sujet toujours polémique, est la politique de la langue et, surtout à Montréal, la peur que l’anglais deviendra trop fort. Ainsi, il y a parfois des discussions qu’on peut trouver drôle, par exemple s’il faut maintenir le «Bonjour/Hi» ou seulement le «Bonjour», mais ce thème est tellement grand qu’on pourrait en parler dans un autre article.

Après tout, on voit que même au Québec il y a des sujets qui rendent la politique vraiment intéressante et vivante. Si vous voulez alors plus d’informations ou peut-être des nouvelles, il y a beaucoup de journaux québecois en ligne, par exemple (surtout pour Montréal) Le Journal de Montréal.

Merci pour votre temps et amusez-vous dans les discussions avec des Québecois!

Nils d’Allemagne