En ces temps où quelques personnes, sans surprises, surtout des hommes, disent qu’il y en a «assez du féminisme» et utilisent le mot «féministe» comme s’il était une insulte, la lutte pour une vraie société égalitaire est plus que jamais importante.
Mais comment on commence et continue cette lutte? Avec quel moyen et de quelle façon nous pouvons créer un monde juste et équitable pour toutes et tous?
Comme les mêmes questions existaient déjà autrefois, en 1976 un groupe de femmes québécoises a décidé qu’elles avaient besoin de l’information, du savoir et des histoires partagées d’autres femmes engagées pour soutenir leur lutte. Alors, les femmes ont fondé une maison d’édition dans laquelle elles participent et font un effort pour une meilleure société jusqu’à aujourd’hui. Le nom des ces éditions riches en traditions est «les éditions du remue-ménage». Le nom symbolise sa prétention: les femmes ne veulent pas le cacher, bien au contraire, elles veulent raconter leurs histoires d’une voix fière et créent un «remue-ménage» (qui signifie la même chose que «le fouillis»).
En conséquence, afin de s’adresser au grand public et pour lui montrer que le sujet du féminisme est encore et toujours actuel, les éditions étaient représentées au «Salon du livre de Montréal», où je les ai découvertes ainsi que leur offre de divers livres.
Sans doute, l’offre est véritablement grosse: il y a les essais qui traitent des sujets féministes «classiques» comme l’inégalité au travail ou les stéréotypes d’une femme «parfaite», des traductions des auteurs qui ne sont pas francophones, des romans et livres de la fiction, évidemment avec un fond féministe, des épluchages de la société, principalement de celle du Québec, des débats, des biographies, mais des B.D, pièces de théâtre et des romans de jeunesse aussi. En plus il y a des essais qui traitent des sujets de la communauté de LGBTQ+ et autres essais qui traitent de l’antiféminisme.
Or, quelques personnes s’étonnent de l’intensité des auteurs qui parlent des sujets et des problèmes dont on pourrait penser qu’ils n’existent plus au Québec, car le Québec semble égalitaire, au moins si on est un étranger qui, peut-être, vient d’un pays avec des valeurs plus «conservatrices».
Toutefois, le Québec n’est pas une société parfaite et la lutte pour une amélioration était et est encore importante, même ou surtout au Québec.
Avec un exemple effrayant, une employée de «remue-ménage» m’a expliqué les dangers auxquels les femmes qui luttent pour l’égalité, ou seulement vivent indépendantes, se confrontaient: la tuerie de l’École polytechnique de Montréal.
Ce jour-là, le 6 décembre 1989, un homme a tué quatorze femmes, qui étaient des étudiantes d’ingénierie. La raison du coupable était simple, mais incroyablement affreuse: «combattre le féminisme». Malgré que ce soit un événement unique, on peut l’utiliser pour montrer le problème de la violence contre les femmes et l’idéologie dangereuse de l’antiféminisme au Québec.
En somme, je crois qu’un éditeur comme «remue-ménage» est vraiment essentiel pour faire connaitre le grand thème du féminisme et continuer la lutte pour une société égalitaire. À mon avis, toutes et tous peuvent apprendre plus sur ce sujet que les livres représente excellemment. J’espère que vous êtes maintenant, peut-être, un peu plus curieux et intéressés par le thème!
À la fin, parce que ce serait bizarre de finir avec des mots d’un homme, une citation d’une auteure dont j’ai acheté le livre au salon:
«Il est temps pour le féminisme de prendre toute sa place dans la vie sociale et politique, pas en marge, pas dans la section «femme» de la librairie. Au centre» Alexa Conradi dans «Les angles morts»
Nils d’Allemagne